Triton – Samuel R. Delany

Tout est possible sur Triton  : changer de peau, de sexe, de vie. Il y aura toujours une communauté pour vous accueillir. Les choix sont infinis, et même ceux qui refusent toute règle peuvent encore s’installer dans le secteur indépendant, où les lois sont suspendues.
Bron Helstrom vit sur Triton.
Ancien prostitué martien, il s’est spécialisé dans une science nouvelle  : la métalogique. Il cherche sa place au sein de cette société multiforme et sophistiquée qui a réussi à secouer tous les dogmes et toutes les aliénations.
Bron aime L’Épine, une jeune femme qui donne des représentations de micro-théâtre pour spectateur unique. Mais il découvre qu’il n’est pas facile d’éprouver des sentiments, pas facile d’être un héros, un lâche, un homme, une femme  : Triton lui permettra d’être successivement tout cela, tandis qu’au-dehors, une guerre menace, opposant les mondes des Satellites aux planètes de l’intérieur, la Terre et Mars.
Triton marque une date dans l’histoire de la science-fiction  : autour de Bron Helstrom, Samuel Delany a fait vivre un univers au complet, en lui donnant ses arts, ses loisirs, ses sciences, ses jeux, ses modes, ses formes nouvelles de travail, d’habitat et de sexualité. Roman d’aventures, roman d’amour, gigantesque tableau des mœurs du futur  : Triton est tout cela avec audace, élégance et poésie.

Titre original : Triton
Traducteurice : Henry-Luc Planchat

Livre

Roman
Science-fiction

Représentation

Personnage principal bi qui transitionne MtF

Personnages secondaires gay et lesbien

Société où il est possible de transitionner très facilement, et aussi de changer d’orientation sexuelle (toutes les sexualités sont parfaitement acceptées)

TW

Auteur

LGBT+

Afroaméricain

Editions

Calmann-Levy
1976
352p

Poche
pocket 1988

+

Avis de …

2/5

C’est… euh… daté ? (on va dire).

En tout cas, même si le héro Bron transitionne, et même si l’histoire ce passe dans un monde où transitionner est facile, ce n’est pas le « roman de la transidentité » que l’on m’avait vendu. Plus un livre sur l’auto-enfermement idéologique des incels. (ce qui n’est pas moins intéressant mais cela se marie quand même très mal avec la transidentité, m’est avis)

J’ai écrit un article ici qui critique en détail (et avec spoil) mais pour reprendre uniquement ma conclusion :

Au final, même si le roman a des qualités, même s’il a marqué la science-fiction et qu’il mérite d’être considéré comme un classique, je n’ai pas aimé du tout. Bron représente tout ce que je déteste (le suprémascisme masculin, l’antiféminisme, le mensonge et la duplicité, l’incapacité de se remettre en question, la misogynie, l’attachement à des schémas de pensé patriarcaux, la manipulation…) et je n’ai pris aucun plaisir à voir tout cela associé à la transidentité. Pas avec la transphobie ambiante de notre société et le cruel manque de représentation de la transidentité dans la fiction.

PS : j’ajoute que le roman offre la possibilité aux personnages qui le désirent de changer leur orientation sexuelle, ce qui est présenté comme quelque chose de positif car extrêmement pratique (ex : une femme super cool est amoureuse de toi mais tu aimes les hommes ? (ou réciproquement) : Change d’orientation le temps de faire vivre votre histoire d’amour. Et puis reviens éventuellement à ton orientation initiale quand votre relation se termine). Mais dans le contexte de la réalité, ça me fait un peu trop penser aux thérapies de conversion et c’est très cringe.

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