Le garçon et la ville qui ne souriait plus – David Bry

Romain fuit chaque nuit sa demeure bourgeoise et confortable, pour rejoindre la Cour des Miracles où vivent les anormaux – fous, difformes, obèses, et autres parias parqués là par les Lois de l’Église. Le soir de ses quinze ans, il découvre qu’un terrible complot vise les habitants de la Cour.
Des coupe-gorges de Mouffetard aux ruines de Notre-Dame, il devra compter sur son ami Ambroise, sur Joséphine, Lion et Akou, pour lever le voile sur la conjuration et échapper aux terribles Lames Noires, à la solde de l’archevêque de Paris.
Dans un monde assombri par la peur et l’intolérance, le salut peut-il venir de quelques adolescents en quête d’amour et de liberté ?

Une réflexion sur l’adolescence et la difficulté d’être soi
Un hymne à la liberté et à la différence
Suspens et romantisme dans un Paris inspiré de celui de Notre-Dame-de-Paris

 

Livre

Roman
Imaginaire / Uchronie

Représentation

Relation homosexuelle (entre le héros et un autre personnage important)

TW

Société homophobe
Société normative
Allusion à des punitions corporelles

Auteur

LGBT+

Editions

Lynks
2019
362 pages

 

+

Coup de coeur
fantastiqueer

Avis de Célia

5/5

J’étais passée devant ce livre à plusieurs reprises (la couverture et le tire sont assez fascinant je trouve), et il m’a fallu une recommandation pour enfin l’acheter.
Je me suis retrouvée dans un Paris que je connais bien, pour avoir dévoré Hugo et Zola dans mes jeunes années. Bien que d’un ton et d’un style YA (ce n’est pas une critique), les influences se sentent, notamment de Hugo, avec cette cour des miracles à laquelle nous nous sommes tant identifié. Ici pas de belle fausse Espagnole, mais des grosses, des géants, des nains, des bossus, des gens hors de la norme. De ceux dont la société n’apprécie pas qu’ils se fondent en communauté mais qui les force à l’isolement, à l’altérité, à ne pas appartenir à rien, à moins de « devenir normal »
Il ne s’agit même pas d’une métaphore, parce qu’ici, cette mise à l’écart sonne tellement, tellement vrai. Et les héros et héroïnes, nous les croisons tous les jours, même dans nos miroirs.
Une très belle surprise pour ma part.
Merci.

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