Terra ignota – Ada Palmer

Tome 1 : Trop semblable à l'éclair

Année 2454.
Trois siècles après des évènements meurtriers ayant remodelé la société, les concepts d’État-nation et de religion organisée ont disparu. Dix milliards d’êtres humains se répartissent ainsi par affinités, au sein de sept Ruches aux ambitions distinctes. Paix, loisirs, prospérité et abondance définissent ce XXVe siècle radieux aux atours d’utopie. Qui repose toutefois sur un équilibre fragile. Et Mycroft Canner le sait mieux que personne… Coupable de crimes atroces, condamné à une servitude perpétuelle mais confident des puissants, il lui faut enquêter sur le vol d’un document crucial : la liste des dix principaux influenceurs mondiaux, dont la publication annuelle ajuste les rapports de force entre les Ruches. Surtout, Mycroft protège un secret propre à tout ébranler : un garçonnet aux pouvoirs uniques, quasi divins. Or, dans un monde ayant banni l’idée même de Dieu, comment accepter la survenue d’un miracle ?

Diplômée de Harvard, Ada Palmer enseigne au département d’histoire de l’université de Chicago. Trop semblable à l’éclair a été salué par le prix Compton Crook et a valu à son autrice le prestigieux John W. Campbell Award. Considéré d’emblée comme un livre majeur outre-Atlantique, il forme avec Sept redditions, sa suite indissociable, le premier versant de « Terra Ignota », l’un des projets littéraires les plus ambitieux que la science-fiction moderne ait produit, quelque part entre Dune et Hypérion, entre philosophie des Lumières et sidération radicale.

Titre original : Too like the lightning
Traducteurice : Micelle Charrier

Tome 2 : Sept redditions

A paraitre en mars 2020

Livre

Roman
Science-fiction

Représentation

Société futuriste où le genre n’existe plus (sauf pour le narrateur anti-héro)

Personnage principal en couple avec un autre homme

TW

Torture et meurtres en série

Autrice

Editions

Belial’
2019
672

+

Avis de Eva

4/5

Tome 1
Une lecture très intéressante. Pour l’instant je réserve mon jugement car les tomes 1 et 2 sont vraiment indissociables (se ne sont pas deux arcs mais vraiment deux moitiés d’une histoire qui aurait été trop longue pour tenir un seul tome).

Mais donc : on a une société futuriste (on est en 2454) où la religion est taboue (il y a des personnes spécifiques avec qui en parler, de sorte que chacun puisse choisir en quoi croire sans être influencé par un culte) et où le genre n’est plus qu’un souvenir. Toutes les personnes sont désignés par un unique pronom : on (en l’occurrence, ce n’est pas un choix qui me satisfait, même si je comprends pourquoi il a été fait : toute la société décrite fonctionne sur les bases d’un 17e siècle fantasmé (de la même manière que pendant la renaissance les gens fantasmait l’antiquité grecque par ex) et il n’est jamais fait mention de notre époque à nous. Aussi l’autrice ne voulait pas utiliser de néopronoms tels que iel. Sauf que le pronom « on » est indéterminé et que l’utiliser pour remplacer il ou elle est grammaticalement très bancal (et je n’arrive pas à imaginer que les francophones aient renoncé aux multiples usages du on, qui peut vouloir dire il/elle mais aussi nous, ou je, ou tu, ou ce qu’on veut… juste pour ignorer le 21e siècle)

Les seuls à ne pas respecter cet usage du on-pour-tout-le-monde sont :

  • le narrateur, Microft, qui attribue aléatoirement un genre aux personnes qu’il nous présente.
  • quelques personnes habitant dans un endroit hors du temps où la société du 17e siècle est reproduite à l’identique (libertinage et philosophie des lumières au programme)

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