Peau d’homme – Hubert et Zanzim

peau d'homme

Dans l’Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c’était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d’homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d’un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d’homme, Bianca s’affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l’amour et la sexualité.

La morale de la Renaissance agit alors en miroir de celle de notre siècle et pose plusieurs questions : pourquoi les femmes devraient-elles avoir une sexualité différente de celle des hommes ? Pourquoi leur plaisir et leur liberté devraient-ils faire l’objet de mépris et de coercition ? Comment enfin la morale peut-elle être l’instrument d’une domination à la fois sévère et inconsciente ?

À travers une fable enlevée et subtile comme une comédie de Billy Wilder, Hubert et Zanzim questionnent avec brio notre rapport au genre et à la sexualité… mais pas que. En mêlant ainsi la religion et le sexe, la morale et l’humour, la noblesse et le franc-parler, Peau d’homme nous invite tant à la libération des mœurs qu’à la quête folle et ardente de l’amour.

Scénariste : Hubert
Illustrateur : Zanzim

Livre

Bd
Fantastique

Représentation

Personnages Gay
Polyamour
PS Trans

TW

Personnage misogyne et homophobe
Violences faites aux femmes

Auteurice

Editions

Glénat
2020
160p

 

+

Coup de Cœur de Célia

Avis de Célia

5/5

Si la fable de cette bande-dessinée (l’existence d’une « peau d’homme » permettant à une femme de se faire passer pour un homme) reste une excuse pour un récit sur le sexisme et l’homophobie (l’héroïne reste in fine une femme cis et non un personnage trans ou non-binaire), cette oeuvre fait preuve d’une grande efficacité dans la description des relations entre hommes et femmes, entre un homme obligé de cacher son homosexualité et une femme prisonnière des conventions sociales et religieuses. La naissance de l’amitié entre les deux personnages principaux est une grande réussite. 

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