Quitter les monts d’Automne – Emilie Querbalec

Recueillie par sa grand-mère après la mort de ses parents, la jeune Kaori vit dans les monts d’Automne où elle se destine à être conteuse. Sur Tasai, comme partout dans les mondes du Flux, l’écriture est interdite. Seule la tradition du « Dit » fait vivre la mémoire de l’humanité. Mais le Dit se refuse à Kaori et la jeune fi lle se voit dirigée vers une carrière de danseuse.
Lorsque sa grand-mère meurt, Kaori hérite d’un rouleau de calligraphie, objet tabou par excellence, dont la seule détention pourrait lui valoir une condamnation à mort. Pour percer les secrets de cet objet, mais aussi le mystère qui entoure la disparition de ses parents, elle devra quitter les monts d’Automne et rejoindre la capitale.
Sa quête de vérité la mènera encore plus loin, très loin de chez elle.

Débutant comme un roman initiatique d’inspiration japonaise, Quitter les monts d’Automne s’impose vite comme un récit d’aventure qui frappe d’abord par sa beauté et sa poésie, puis par sa cruauté et son érotisme subtil.

Livre

Roman

Science-fiction

Représentation

Personnage principal queer

Personnage secondaire pansexuel

Personnage secondaire non-binaire (une entité non humaine)

TW

Manipulation mentale

Viol

Auteurice

« ÉMILIE QUERBALEC est née au Japon. Quitter les monts d’Automne est son deuxième roman. Le précédent, Les Oubliés d’Ushtâr (Nats éditions), a été finaliste du prix Rosny aîné.« 

Editions

Albin Michel Imaginaire
2020
448p

+

Avis de Célia

4/5

Je ne suis pas une fan numéro 1 de space opera et de science-fantasy, bien qu’en ayant lu énormément plus jeune. Les choix de l’autrice concernant son roman m’ont cependant intrigué de premier abord, ne serait-ce que de sortir u sempiternel médiéval eurocentré pour décrire un monde pré-technologique japonisant, extrêmement bien documenté et respectueux, où l’écriture est interdite, surveillé par des êtres machines hors du monde.
Le roman change quasi totalement de ton comme de décor à la moitié, passant du roman initiatique à une réflexion profonde sur l’identité et l’imbrication étroite entre le soi et la civilisation dont on hérite. Et malgré le très léger essoufflement que j’ai pu ressentir vers la fin de ma lecture, les dernière lignes de Kaori ont réussi à me faire pleurer.
Bravo, j’attends le prochain roman d’Emilie Querbalec avec impatience.

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