Vertèbres – Morgane Caussarieu

Vertèbres

Printemps 1997, dans une petite station balnéaire des Landes, Jonathan, 10 ans, vient d’être kidnappé. Selon ses meilleurs amis, le ravisseur serait une femme à barbe.
Jonathan est retrouvé une semaine plus tard sur une aire d’autoroute, mais sa mère, Marylou, peine à le reconnaître…
Beaucoup de choses ont changé en lui, la plus déroutante étant l’apparition d’une vertèbre supplémentaire en bas de son épine dorsale.
En quoi se transforme Jonathan, et que lui est-il arrivé lors de son enlèvement ?
Avec ce roman générationnel aussi nostalgique des années 90 que Stranger Things, Chair de poule ou Les Contes de la Crypte, Morgane Caussarieu renouvelle le mythe du loup-garou.
Elle signe son livre le plus ambitieux, entre culture horrifique débridée et réflexions métaphoriques profondes, traversé d’interrogations sous-jacentes très actuelles, comme la condition de la femme ou la sexualité.

 

Livre

Roman

Fantastique

Représentation

Personnage trans en interrogation

TW

Morts violentes

 

 

Auteurice

Editions

Au Diable Vauvert
2021
304p

 

+

Coup de coeur d’Ardawal

Avis d’Ardawal

5/5

Un livre coup de coeur, particulièrement immersif, que j’ai dévoré. J’ai apprécié la complexité des personnages, et me suis particulièrement attaché à Sasha, un jeune garçon tout en nuances de gris dont on suit l’évolution au fil du livre vers une meilleure compréhension de lui-même et des valeurs qui lui sont importantes. Bien qu’il se comporte en garçon tout au long du livre, et se considère comme tel, on le voit parfois pencher vers des attitudes plus féminines, qui proviennent de normes sociales et non de sa perception de lui-même. Vers la fin du roman, on le voit néanmoins se détacher de ces normes et s’affirmer pleinement tel qu’il est.

Un autre élément majeur de l’inrtrigue que j’ai beaucoup apprécié est le crescendo dans la transformation de Jonathan, et les multiples niveaux de lecture de ce qui lui arrivait par rapport à la façon dont sa mère, une femme traumatisée qui avait développé une relation pathologique vis-à-vis de son fils, cherchait à l’enfermer dans un état de perpétuelle maladie.

Du point de vue de la narration, j’ai beaucoup apprécié l’alternance des points de vue de Sasha et de Marylou, qui ont des perspectives radicalement différentes et complémentaires sur l’histoire : on se retrouve en totale immersion dans leurs questionnements, leurs désirs, leurs failles. L’écriture dynamique, l’intrigue captivante qui glisse peu à peu vers l’horreur – certaines scènes sont assez gores -, font qu’il est extrêmement difficile de lâcher le livre une fois commencé. Et la fin ouverte, pleine de sombres promesses, m’a semblé parfaite.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :