Lever de soleil – Noémie Wiorek

Une femme en buste, nue, les cheveux longs et très frisés. Sa peau est légèrement brune. Sur ses épaules on distingue un tatouage indiquant "06". Elle semble tenir au creux de ses mains une femme beaucoup plus petite, un peu androgyne, en position foetale.
2071. Sous le soleil égyptien, les archéologues d’Incop Transgene découvrent un mystérieux sarcophage. Izia, rivée à son ordinateur, suit cette exhumation avec attention. Qu’est-ce que cette multinationale tentaculaire, qui contrôle le monde dans l’ombre, manigance encore ? Engagée dans une lutte désespérée contre la dictature d’Incop, Izia se voit confier la mission de sa vie : récupérer le contenu de ce sarcophage. Malheureusement, rien ne se passe comme prévu…
 
Pour public averti.

Illustré par Anako.
Livre

Novella

Science-fiction
Cyberpunk
Thriller psychologique

Représentation

Lesbienne

TW

Principaux : abus de faiblesse, dépression, usage de drogue et dépendance.
Ponctuels : automutilation, mort, séquestration, violence.
Mentions : horreur, relations sexuelles.

Auteurice

Editions

YBY Éditions
2021
168 pages

+

Avis de Célia

3.5/5

J’avoue que j’ai eu plutôt du mal à rentrer dans le texte de cette nouvelle, dont l’écriture est assez particulière. Il m’a fallu attendre le huis-clos entre Izia et la « créature » pour être complètement happé et ne plus pouvoir lâcher le livre jusqu’au bout.

Il ne s’agit ici pas vraiment d’une romance, tant la relation entre les deux personnages sont biaisées dès le départ, et que leurs natures mêmes ne peuvent s’accommoder d’une relation pacifiée (l’une étant littéralement toxicomane, et l’autre un clone un peu trop divin pour être honnête)

Il peut être un peu déconcertant que la thématique SF de base (cloner des déités pour s’en accaparer les pouvoirs) et ses conséquences politiques soit mise de côté en faveur de la confrontation de deux personnages ; il est également un peu frustrant de n’avoir qu’un aperçu de ces dieux qui cherchent leurs marques (et leurs pouvoirs) dans un monde qui ne les connait plus.

Cependant je ne peux dénié un charme certain à ce texte, ainsi qu’une poésie qui flirtent souvent avec l’inconfort.

J’aimerai vraiment voir ce dont l’autrice est capable sur un plus long format.

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