Cathédrale – Hermine Lefebvre

Cathédrale

Dans un royaume proche de notre XIXe siècle miné par les querelles entre la reine et ses grands vassaux qui réclament leur indépendance, Cathédrale est une université d’élite. Elle devient bientôt l’enjeu de luttes de pouvoir : pour préserver la paix, la souveraine est mise au défi de trouver son  » Coeur « , artefact à la source de sa magie et symbole de l’unité du pays, perdu depuis des siècles. Fils d’ouvrier ambitieux tout juste admis au sein de l’école, Frédéric se lance dans cette quête, mais se heurte à Lionel, héritier d’une grande famille, au comportement tantôt amical, tantôt méprisant.
Malgré leurs différences, ils n’auront d’autre choix que de s’allier pour affronter la violence qui gangrène l’école et dresse les étudiants les uns contre les autres. Mais y parviendront-ils alors que Lionel semble en savoir beaucoup trop sur Frédéric, qui devine un secret profondément enterré ?

 

Livre

Roman

Fantastique

Représentation

Personnages ace/aro
Personnages homosexuels
Personnages lesbiens

TW

Violence
Harcèlement physique et moral
Violences parentales

Auteurice

Editions

Leha Editions
2022288p

Édition numérique disponible

+

Célia

Avis de Célia

5/5

Ecrire sur une école élitiste, qui en plus inclut de la magie, c’est toujours un peu risqué. Le sujet a en effet été repris et récrit de multiples fois, avec plus ou moins de succès, et trop souvent une fascination pour des cadres conservateurs et aristocratiques.
Dans « Cathédrale », Hermine Lefebvre évite ces défauts en décrivant les conséquences délétères très violentes (jusqu’au meurtre) de cet élitisme, que ce soit au niveau des élèves issus de la noblesse, mais aussi au niveau des élèves issus du peuple, qui rendent à la violence une autre violence tout aussi brutale.
Les personnages sont d’ailleurs au centre du récit. Ils sont tous, sans exceptions (à part peut-être un ou deux) construits en nuance, à la fois dans leurs rôles sociaux et dans leurs individualités.
De plus, l’autrice les place dans des relations humaines dépourvues de romance. Là où un autre roman pousserait ses personnages dans les bras les uns des autres (et ce serait extrêmement facile dans « Cathédrale »), le texte pousse jusqu’au bout les notions d’amitié, de soutien, de tensions, avec un sens très abouti des caractérisations.
Achever de lire ce roman c’est se retrouver avec le bonheur d’avoir appris à connaître des individus dans toutes leurs épaisseurs… et la frustration d’aller écrire des fanfics.

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